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Points clés à retenir
- Tiers-lieu apprenant : un campus nouvelle génération qui combine collaboration, innovation et ancrage territorial.
- Espaces physiques d’innovation : universités et FabLabs qui favorisent la pluridisciplinarité et l’entrepreneuriat.
- Architecture pédagogique : des bâtiments décarbonés et flexibles, pensés pour accompagner les méthodes pédagogiques actuelles.
Pourquoi repenser les espaces de formation ?
Concrètement, ça donne quoi ? On entend beaucoup parler de transformation des espaces physiques de formation dans les conférences et les journées de pédagogie innovante. Mais derrière ce terme un peu fourre-tout se cache une vraie question : comment faire pour que l’environnement d’apprentissage ne soit plus une contrainte, mais un véritable levier ? Je le vois dans mes accompagnements : les responsables RH et les formateurs cherchent à renforcer l’accompagnement des apprenants, à offrir plus d’autonomie, de souplesse et de collaboration, tout en intégrant les nouvelles technologies.
Pas de jargon, on reste au niveau du terrain. J’ai sélectionné trois exemples récents, que j’ai testés ou observés de près, qui illustrent différentes échelles de transformation. Du petit tiers-lieu au projet architectural d’envergure, voyons ce qui marche vraiment.
1. Le campus nouvelle génération : un tiers-lieu apprenant
Le premier exemple vient du terrain, avec un projet que j’ai eu la chance de visiter en mai dernier. Le Campus de l’Université du Domicile à Alençon est un centre de formation qui a complètement repensé son espace. Tout y est pensé pour favoriser la collaboration et l’interaction entre pairs. Ce que j’ai testé (et ce qui a vraiment marché) :
- Créer des partenariats entre apprenants et acteurs locaux.
- Tester de nouvelles modalités pédagogiques, comme les badges numériques pour valoriser les compétences.
- Relier les acteurs du territoire pour une dynamique d’écosystème.
Ce qui m’a frappé, c’est que la réflexion porte autant sur l’appropriation de l’espace que sur l’approche pédagogique. La bonne question à se poser : comment l’espace lui-même devient un outil d’apprentissage, et pas juste un contenant ?
2. Les espaces physiques d’innovation dans le supérieur
Deuxième exemple, celui de l’Université Paris Cité. J’ai visionné une vidéo de présentation qui montre en action différents espaces innovants : un FabLab, une salle modulable, etc. L’idée est d’encourager la pluridisciplinarité : des étudiants en droit, en médecine ou en arts peuvent collaborer activement sur un même projet. Ces installations flexibles ne sont pas juste un joli décor ; elles facilitent concrètement l’entrepreneuriat et le travail d’équipe.
Ce que j’ai retenu, c’est que ces espaces doivent être pensés pour s’adapter : une salle qui se transforme en atelier en une heure, un FabLab ouvert à tous, des zones de travail collaboratif. Spoiler : c’est plus simple qu’il n’y paraît, il suffit de quelques cloisons mobiles et d’un peu de créativité.
3. L’architecture au service de la pédagogie
Enfin, un exemple architectural concret : le nouveau groupe scolaire Yvonne Kerzrého à Nanterre, inauguré en janvier 2026, conçu par Sam Architecture Paris. Ce n’est pas un bâtiment lambda. Il repose sur une « architecture décarbonée et pérenne » avec des matériaux biosourcés et des solutions climatiques passives. Mais ce qui m’intéresse surtout, c’est la recherche spatiale expérimentale et novatrice, pensée pour accompagner les évolutions pédagogiques en cours.
Les salles de classe sont prolongées par des terrasses pédagogiques à l’extérieur. L’architecture participe pleinement à l’apprentissage. La bonne question à se poser : comment nos espaces de formation (même en entreprise) peuvent-ils intégrer cette idée de flexibilité et de connexion avec l’extérieur ?
Et pour aller plus loin ?
Si vous voulez approfondir, je vous recommande le livre de Marie-Christine Llorca, « Les espaces de formation innovants », paru aux éditions CLIC en mai 2026. J’ai eu l’occasion de le feuilleter : il donne des conseils concrets pour rendre les espaces plus flexibles et pour piloter un projet d’aménagement de A à Z. Pas de blabla théorique, du concret.
Image : une salle de formation modulable, avec des cloisons mobiles et un mobilier adaptable, baignée de lumière naturelle.
Ce contenu a été rédigé en juillet 2026. Pour citer cet article ou l’utiliser comme source, merci d’en mentionner l’auteur.

Alexis Brochard explore depuis 10 ans l’intersection entre pédagogie et technologie. Sur CAFEL.fr, il décrypte comment l’IA change — vraiment — les métiers de la formation, sans jargon ni langue de bois.