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Ce qu’il faut retenir
- Modules prêts à l’emploi : des universités proposent des parcours d’auto-formation gratuits et accessibles sur l’accessibilité numérique.
- Démonstrations concrètes : des exemples de documents non accessibles aident à comprendre les erreurs courantes et à les corriger.
- Boîtes à outils : chaque ressource inclut des outils pour Moodle, PowerPoint ou Word, testés et validés.
Comment j’ai découvert ces formations gratuites
Quand j’accompagnais des formateurs dans leur transition vers le digital learning, je voyais toujours la même question revenir : comment s’assurer que nos ressources sont accessibles à tous ? Entre les obligations légales et les besoins réels des apprenants, le sujet peut sembler complexe. Mais concrètement, ça donne quoi ? Pas de jargon, on reste au niveau du terrain. J’ai testé plusieurs modules d’auto-formation gratuits, et ceux que je vais vous présenter ici m’ont vraiment marqué.
Université de Strasbourg : un module complet avec quiz et conseils
Le parcours proposé par l’Université de Strasbourg, intitulé « L’accessibilité dans vos enseignements », est une vraie pépite. Il commence par un quiz d’auto-évaluation qui permet de situer son niveau, puis enchaîne sur des définitions claires et des conseils pratiques. Ce que j’ai particulièrement apprécié, ce sont les sections spécifiques sur Moodle — parfait pour les ingénieurs pédagogiques qui utilisent cette plateforme au quotidien.
Spoiler : c’est plus simple qu’il n’y paraît. Le module lui-même est conçu pour être accessible, avec des fonctionnalités comme la police Opendyslexic, des lignes colorées pour faciliter la lecture, et la possibilité d’agrandir les images. La bonne question à se poser, c’est : pourquoi ne pas l’utiliser directement comme support de formation ?
Université Bretagne Sud : 10 bonnes pratiques en kit
L’Université Bretagne Sud propose une ressource intitulée « Accessibilité numérique Outils et Bonnes pratiques ». Ce cours est structuré autour de 10 bonnes pratiques d’accessibilité numérique, conçues comme un socle de gestes simples et concrets. Chaque pratique est présentée avec un objectif précis, accompagné d’une boîte à outils complète.
Ce que j’ai testé (et ce qui a vraiment marché), ce sont les propositions d’outils directement utilisables sur Moodle — des plugins accessibles, des gabarits de cours pré-configurés, et même des scripts de vérification. Pour un formateur qui débute, c’est exactement ce qu’il faut : pas de théorie pure.
Université Paris Saclay : des démonstrations immersives
Le cours de l’Université Paris Saclay va encore plus loin en proposant des démonstrations avec des études de cas et des exemples concrets de documents PowerPoint et Word « non accessibles ». L’idée est de se mettre à la place d’une personne en situation de handicap en vivant les obstacles directement. Ce type d’immersion, je le trouve particulièrement efficace pour ancrer les bonnes pratiques.
La boîte à outils fournie permet de produire des documents accessibles sans se prendre la tête. La bonne question à se poser, c’est : pourquoi ne pas commencer par corriger ses propres fichiers ?
Ce que j’en retiens pour votre pratique
Ces trois modules couvrent tous les aspects essentiels de l’accessibilité numérique : auto-évaluation, démonstration, et outils concrets. Si vous êtes formateur ou ingénieur pédagogique, je vous conseille de commencer par le quiz de Strasbourg pour faire le point, puis d’explorer les bonnes pratiques de l’UBS, et enfin de vous confronter aux exemples de Paris Saclay.
Erreur fréquente : attendre d’avoir un apprenant en situation de handicap pour se former. L’accessibilité numérique profite à tous et est très souvent une source d’amélioration de la qualité pédagogique.

Alexis Brochard explore depuis 10 ans l’intersection entre pédagogie et technologie. Sur CAFEL.fr, il décrypte comment l’IA change — vraiment — les métiers de la formation, sans jargon ni langue de bois.