Cumul temps partiel et chômage : calcul, plafond et règles en 2026

Règles du cumul temps partiel et chômage en 2026 : ARE, plafond, déduction de 70 %, démarches et exemples chiffrés pour bien calculer vos droits.

Temps de lecture : 19 min

Points clés à retenir

  • Le cumul temps partiel et chômage est possible en 2026, à condition de rester inscrit à France Travail et de s’actualiser chaque mois.
  • Le revenu total ne peut pas dépasser votre ancien salaire brut mensuel de référence. C’est le plafond à connaître absolument.
  • En règle générale, 70 % du nouveau salaire brut est déduit de l’ARE mensuelle qui serait versée sans activité.
  • Le cumul ne fait pas perdre vos droits : il ralentit leur consommation, peut prolonger votre durée d’indemnisation et permet souvent de recharger de nouveaux droits.

Sommaire

Vous hésitez encore à accepter ce contrat à temps partiel parce que vous pensez perdre votre chômage ? La règle française du cumul dit exactement le contraire. En 2026, cumuler un emploi à temps partiel et l’ARE reste possible, à condition de connaître le plafond, le calcul de l’allocation et les démarches mensuelles.

Beaucoup de demandeurs d’emploi ignorent pourtant cette possibilité. Par méconnaissance, ils refusent des contrats, se privent d’un complément de revenus ou commettent des erreurs d’actualisation qui font suspendre leur allocation. Concrètement, ça donne quoi ? Le dispositif s’appelle l’activité réduite. Spoiler : c’est plus simple qu’il n’y paraît tant que l’on garde en tête trois chiffres : le nouveau salaire brut, l’allocation brut versée sans activité et le plafond de cumul.

Cumul temps partiel et chômage : est-ce vraiment possible en 2026 ?

Oui. La réponse tient en une phrase : vous pouvez travailler à temps partiel et continuer à percevoir une partie de l’ARE, à condition de rester inscrit à France Travail, d’actualiser votre situation chaque mois et de ne pas dépasser un certain plafond. Concrètement, cela signifie une réduction de votre allocation, pas une suppression.

J’ai vu trop de dossiers dans lesquels des demandeurs d’emploi refusaient un contrat par peur de perdre leurs droits, alors que le cumul ARE et temps partiel est un droit prévu par l’assurance chômage. Une fois les règles posées, la décision devient beaucoup plus simple.

Les conditions de cumul posées par France Travail

  • Avoir des droits ARE ouverts et être encore en cours d’indemnisation à la date de la reprise d’activité.
  • Rester inscrit comme demandeur d’emploi à France Travail, même pendant le contrat à temps partiel.
  • Actualiser chaque mois entre le 28 et le 15, en indiquant le nombre d’heures travaillées et le salaire brut perçu.
  • Respecter le plafond de cumul : le total salaire brut + ARE ne doit pas dépasser votre ancien salaire brut mensuel de référence.

La bonne question à se poser avant de signer n’est pas « vais-je perdre mes droits ? », mais : « est-ce que mon nouveau salaire, ajouté à l’allocation restante, reste sous mon ancienne rémunération ? ». Si la réponse est oui, le cumul ARE et temps partiel est tout à fait envisageable.

Les erreurs qui font perdre le bénéfice de l’ARE

  • Ne pas s’actualiser : une actualisation manquée suspend le paiement du mois.
  • Déclarer son salaire net au lieu du salaire brut : France Travail calcule l’ARE sur le brut, et une erreur entraîne une régularisation.
  • Oublier une période travaillée : un complément de revenus non déclaré peut être considéré comme un trop-perçu.
  • Dépasser volontairement le plafond : France Travail peut refuser le versement du mois ou réclamer les sommes indues.

Ce qu’il faut comprendre par « activité réduite »

Quand vous reprenez un emploi à temps partiel alors que vous êtes demandeur d’emploi, France Travail parle d’activité réduite. Ce n’est pas une nouvelle procédure à demander : c’est la situation administrative créée par la reprise d’un travail salarié. Ne confondez pas avec l’activité partielle, anciennement appelée chômage partiel, qui concerne les salariés dont l’employeur réduit temporairement l’horaire. La différence est expliquée plus loin.

Une fois ces conditions validées, il reste à comprendre le plafond qui encadre le cumul. C’est la clé pour éviter les mauvaises surprises.

Cumul temps partiel et chômage : étude d'un contrat à temps partiel en bureau

La règle clé : le plafond du cumul entre salaire temps partiel et ARE

Vous pouvez cumuler un emploi à temps partiel avec l’ARE si vous restez inscrit à France Travail et actualisez votre situation chaque mois. Le plafond est simple : le total de votre salaire brut et de votre allocation ne peut pas dépasser votre ancien salaire brut mensuel de référence. L’ARE versée est alors réduite de 70 % de votre nouveau salaire brut.

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Cette règle protège l’équilibre du système : l’assurance chômage compense une perte d’emploi, elle ne doit pas créer un revenu supérieur à celui que vous perceviez avant la fin de votre contrat. C’est pour cela qu’il existe un plafond de cumul, et non une simple déduction automatique sans limite.

Comprendre le salaire mensuel brut de référence

Ce plafond s’appuie sur votre ancien salaire brut mensuel de référence. Il est calculé à partir des rémunérations brutes perçues au cours des mois précédant la fin de votre contrat de travail. C’est aussi ce salaire qui sert à déterminer votre salaire journalier de référence, lequel est utilisé pour fixer le montant de votre ARE.

Concrètement, votre ancien salaire mensuel brut de référence joue deux rôles : il détermine le montant possible de l’ARE, et il sert de plafond au cumul. Si votre nouvel emploi à temps partiel rapporte 1 000 € brut par mois et que votre ancien salaire était de 2 000 € brut, le plafond est respecté tant que salaire et allocation restent sous 2 000 €.

SituationSalaire brut reprisAllocation possibleTotal mensuelPlafond de 2 000 € respecté ?
Pas d’activité0 €1 200 €1 200 €Oui
Temps partiel à 1 000 € brut1 000 €500 € après déduction de 700 €1 500 €Oui
Temps partiel à 1 400 € brut1 400 €220 € après déduction de 980 €1 620 €Oui
Temps partiel à 1 800 € brut1 800 €0 € car la déduction dépasse l’ARE1 800 €Oui

Que se passe-t-il si le total dépasse ce plafond ?

France Travail ne verse pas une ARE qui ferait passer votre revenu total au-dessus de votre ancien salaire brut mensuel de référence. Concrètement, deux situations peuvent se produire : soit l’allocation est réduite à zéro parce que le salaire repris est trop proche de l’ancien salaire, soit France Travail refuse de verser l’allocation du mois si une prime exceptionnelle fait dépasser le plafond.

Si le dépassement est involontaire, par exemple à cause d’une prime de fin de contrat versée en même temps que votre salaire, signalez-le lors de l’actualisation. France Travail pourra recalculer votre droit pour ce mois et régulariser la situation plus tard. La transparence est toujours la meilleure option.

Cette règle du plafond est le socle du cumul entre salaire temps partiel et ARE. Il reste maintenant à savoir comment France Travail calcule précisément le montant qui vous sera versé.

Calcul : combien allez-vous toucher avec un temps partiel ?

Concrètement, ça donne quoi sur votre compte en banque ? Le calcul repose sur une règle centrale. Selon Mes Allocs, à partir des règles France Travail, la déduction est de 70 % du salaire brut mensuel issu du temps partiel sur l’ARE mensuelle versée sans activité (2026).

La formule à retenir est la suivante : ARE mensuelle sans activité – (70 % × salaire brut mensuel repris) = ARE versée.

Cette formule vaut dans la limite du plafond de cumul. Si la déduction de 70 % est supérieure au montant de votre ARE, vous ne percevez aucune allocation pour le mois concerné, mais vous restez inscrit et vos droits continuent de courir.

Exemple chiffré avec un salaire repris à 1 000 € brut

Imaginons un demandeur d’emploi dont l’ARE mensuelle sans activité serait de 1 200 €. Il signe un contrat à temps partiel de 20 heures par semaine, avec un salaire brut de 1 000 € par mois. La déduction est de 700 €, soit 70 % de 1 000 €. L’ARE mensuelle versée est donc de 500 €. Son revenu total pour le mois est de 1 500 €.

Autre cas fréquent : vous occupiez un poste à 2 000 € brut à temps plein et vous acceptez un mi-temps à 1 000 € brut. Sans reprise d’emploi, vous toucheriez environ 1 200 € d’ARE. Avec cette activité réduite, vous touchez 1 000 € de salaire + 500 € d’ARE, soit 1 500 €. Vous ne retrouvez pas votre salaire initial, mais vous améliorez votre revenu par rapport à l’ARE seule, tout en conservant du temps libre.

Salaire brut temps partielDéduction de 70 %ARE verséeRevenu total du mois
500 €350 €850 €1 350 €
800 €560 €640 €1 440 €
1 000 €700 €500 €1 500 €
1 400 €980 €220 €1 620 €

Dans ce tableau, l’ARE sans activité est fixée à 1 200 € et l’ancien salaire brut de référence à 2 000 €. Tous les exemples respectent le plafond, ce qui explique que l’allocation soit versée sans blocage.

Méthode rapide pour estimer son reste à vivre

Pour estimer ce qui arrivera réellement sur votre compte, ne vous arrêtez pas au brut. Le chiffre qui compte est le revenu net. Vous devez convertir le salaire brut en salaire net, convertir l’ARE brute en ARE nette, puis additionner les deux. Autre point : l’ARE est soumise à la CSG et à la CRDS, ce qui signifie que le montant annoncé comme « brut » n’est pas identique au versement réel.

La formule reste valable pour un CDD court, un CDI à temps partiel ou une mission d’intérim. La durée du contrat ne change pas le calcul mensuel. En revanche, elle change l’effet sur vos droits, et c’est ce que nous allons voir après avoir levé une confusion très répandue.

Activité réduite ou activité partielle : les notions à ne pas confondre

Beaucoup de pages mélangent les termes, et ce n’est pas étonnant : l’activité partielle s’appelait autrefois chômage partiel. Pourtant, la différence est fondamentale pour comprendre si vous pouvez cumuler ou non.

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La bonne question à se poser est la suivante : votre contrat de travail est-il toujours en cours chez le même employeur ? Si oui, vous êtes probablement en activité partielle. Si vous êtes inscrit à France Travail et que vous acceptez un nouveau contrat plus court qu’un temps plein, vous êtes dans le cadre de l’activité réduite.

Temps partiel et activité réduite : le cas du demandeur d’emploi

L’activité réduite concerne une personne déjà inscrite à France Travail qui reprend une activité salariée à temps partiel. Elle conserve son statut de demandeur d’emploi, s’actualise et perçoit une ARE réduite. Le terme « temps partiel » décrit simplement le volume horaire de son nouveau contrat. Les deux notions peuvent se superposer : un temps partiel accepté pendant une période de chômage crée une situation d’activité réduite.

Activité partielle : le dispositif qui concerne les salariés en chômage partiel

L’activité partielle, elle, ne concerne pas la reprise d’un emploi. C’est un dispositif de droit du travail destiné aux salariés dont l’employeur réduit l’horaire ou ferme temporairement le site pour des raisons économiques, techniques ou exceptionnelles. Le contrat de travail n’est pas rompu. Le salarié reste employé et perçoit une indemnité d’activité partielle versée par l’employeur.

Un salarié en activité partielle ne cumule donc pas cette indemnité avec l’ARE, puisqu’il n’est pas au chômage. Le mot « partielle » fait référence à la baisse d’activité chez l’employeur, pas à un emploi à temps partiel.

CritèreTravail à temps partielActivité partielle
Lien contractuelNouveau contrat de travail ou avenant acceptéContrat de travail en cours, non rompu
Origine de la baisse d’horaireChoix du demandeur d’emploi qui accepte un temps partielDécision de l’employeur liée à une difficulté
Qui verse l’indemnitéL’employeur verse un salaireL’employeur verse une indemnité d’activité partielle, puis demande le remboursement
Effet sur l’AREL’ARE est réduite et versée en complémentPas de cumul avec l’ARE, car pas de perte d’emploi

Quand vous lisez un article sur le cumul temps partiel et chômage, vérifiez toujours si le site parle d’activité réduite ou d’activité partielle. Utiliser une règle pour l’autre peut conduire à refuser un contrat ou à attendre une indemnité à laquelle vous n’avez pas droit.

Une fois la distinction posée, il faut passer aux démarches concrètes. Elles sont moins lourdes qu’on l’imagine, mais une erreur d’actualisation peut bloquer le versement.

Démarches et obligations : actualisation, déclaration de salaire, inscription France Travail

Le cumul d’un temps partiel et du chômage repose sur une déclaration mensuelle. Pas de jargon, on reste au niveau du terrain : chaque mois, France Travail doit savoir combien d’heures vous avez travaillées et quel salaire brut vous avez perçu.

Calendrier et méthode d’actualisation

L’actualisation se fait en ligne, sur le site de France Travail, sur l’application Mon espace ou par téléphone au 39 49. La fenêtre de déclaration est fixe : elle court du 28 du mois au 15 du mois suivant. Passé ce délai, le versement du mois peut être suspendu.

  • Connectez-vous à votre espace personnel pendant la période d’actualisation.
  • Indiquez que vous avez repris une activité et précisez son caractère : CDD, CDI, intérim, contrat à temps partiel.
  • Déclarez le nombre d’heures travaillées sur le mois, y compris les heures complémentaires ou supplémentaires.
  • Indiquez le montant du salaire brut perçu, pas le salaire net.
  • Conservez vos bulletins de salaire et vos justificatifs d’embauche. France Travail peut vous les demander dans le cadre d’un contrôle.

J’ai accompagné une formatrice qui avait repris un mi-temps dans un organisme de formation. Elle avait déclaré son activité sans indiquer le salaire, pensant que la somme serait automatiquement transmise. Résultat : son paiement a été suspendu pendant un mois, le temps de fournir ses bulletins de salaire. La régularisation est possible, mais elle crée un stress inutile et peut retarder un versement dont on a besoin.

Que se passe-t-il en cas d’oubli ou de déclaration erronée ?

Si vous oubliez de vous actualiser, France Travail considère que vous n’avez pas renouvelé votre inscription. Le paiement du mois est suspendu. Il faut alors contacter rapidement votre conseiller ou utiliser la messagerie de votre espace personnel pour demander une régularisation.

Si vous déclarez un salaire net au lieu d’un salaire brut, ou si vous oubliez des heures, France Travail peut verser une allocation trop élevée. Ce trop-perçu sera ensuite récupéré sur les versements suivants. Dans les cas les plus graves, une fausse déclaration peut entraîner une sanction. La meilleure protection reste la relecture avant validation.

L’actualisation France Travail avec un temps partiel doit devenir un réflexe. Ce rituel mensuel est aussi ce qui protège vos droits sur la durée.

Actualisation France Travail pour cumuler temps partiel et chômage sur mobile

Cumul et durée des droits : jours reportés, droits rechargeables, chômage après un temps partiel

Voici la question qui revient sans cesse : est-ce que cumuler un temps partiel et le chômage fait perdre des droits ? La réponse est non. Travailler moins ne détruit pas votre capital de jours ; cela le consomme plus lentement.

L’ARE est une allocation journalière. Un mois sans activité ouvre droit à une indemnisation sur la quasi-totalité des jours du mois. Un mois avec activité réduite ouvre droit à une indemnisation réduite, car certains jours sont considérés comme non indemnisables en raison du salaire perçu. Ces jours non indemnisés ne sont pas perdus, ils restent dans votre capital.

Des jours non indemnisés, donc reportés

Concrètement, si votre capital initial est de 300 jours indemnisables et que vous travaillez un mois à temps partiel, vous ne consommez pas 30 jours d’ARE. Vous n’en consommez qu’une partie, par exemple 12 jours selon le salaire déclaré. Les 18 jours restants demeurent disponibles pour plus tard.

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Le résultat est contre-intuitif, mais réel : le cumul peut rallonger la durée globale de votre indemnisation. Vous ne touchez pas plus chaque mois, mais vous pouvez toucher sur une période calendaire plus longue. C’est une différence majeure avec une idée reçue très répandue chez les demandeurs d’emploi.

Attention, ce mécanisme dépend du montant de votre reliquat de droits et de votre situation personnelle. Il ne fonctionne pas comme une banque qui accumulerait chaque jour non travaillé. Il signifie simplement que seuls les jours non travaillés sont susceptibles d’être indemnisés.

Recharger ses droits après un CDD ou une mission d’intérim à temps partiel

Les droits rechargeables sont un autre avantage du système. Quand vous terminez un CDD à temps partiel ou une mission d’intérim, cette période de travail est prise en compte par France Travail. Si elle permet d’ouvrir de nouveaux droits plus favorables, France Travail recalcule votre allocation : c’est le rechargement. Dans le cas contraire, vous récupérez simplement votre reliquat d’ARE.

Prenons un exemple : vous touchez l’ARE depuis trois mois, vous acceptez un CDD de quatre mois à temps partiel, puis le contrat s’arrête. Vos droits d’origine sont suspendus pendant cette reprise d’emploi, puis redeviennent payables si aucune nouvelle ouverture de droits plus avantageuse n’est calculée. Votre temps partiel n’a donc pas « effacé » votre chômage.

Et si vous arrivez au bout de vos droits alors que vous travaillez encore à temps partiel ? Vous devez refaire une demande d’allocation après la fin de ce contrat. Un contrat à temps partiel ouvre lui aussi des droits au chômage, dès lors que les conditions d’affiliation sont remplies. Les heures travaillées et les salaires perçus sont pris en compte.

  • Allocation mensuelle réduite : le cumul diminue le montant versé chaque mois.
  • Durée globale allongée : les jours non indemnisés restent disponibles.
  • Rechargement possible : un CDD ou une mission à temps partiel peut créer de nouveaux droits.

Le cumul chômage et temps partiel est donc une stratégie de sécurisation, pas une source de perte. Il reste à vérifier les autres aides qui peuvent s’ajouter à votre revenu.

Optimiser son cumul : prime d’activité, APL et pièges à éviter

Un salaire à temps partiel et une ARE réduite ne suffisent pas toujours à boucler un budget. La bonne nouvelle, c’est que d’autres dispositifs peuvent compléter le revenu, à condition de les demander. Leur montant dépend de la composition du foyer, du lieu de résidence et des ressources déclarées.

Prime d’activité et APL : les compléments à vérifier

La prime d’activité peut être cumulée avec un temps partiel et l’ARE. Elle n’est pas incompatible avec le statut de demandeur d’emploi. En revanche, le montant est calculé à partir de l’ensemble des ressources du foyer, y compris les allocations chômage perçues. Il est donc possible d’y avoir droit, mais le montant sera ajusté en fonction de l’ARE.

Les aides au logement, comme l’APL, restent également cumulables avec un salaire à temps partiel et une ARE. Là encore, les ressources déclarées à la CAF incluent les allocations chômage. Un changement de situation doit être signalé pour éviter un rappel ou une baisse de droit.

Le réflexe utile : utilisez les simulateurs officiels de France Travail et de la CAF avant de signer votre contrat. Avec les mêmes chiffres, vous obtiendrez une estimation du salaire, de l’ARE restante, de la prime d’activité et des aides au logement. Cela ne prend pas plus de quinze minutes et évite les approximations.

Le cumul chômage et temps partiel ne doit pas être raisonné seul. Le vrai indicateur est le revenu global du foyer après impôts et prestations.

Portage salarial et activité indépendante : une alternative pour certains cumuls

Pour les profils qui ne trouvent pas de contrat à temps partiel classique, d’autres formes d’activité peuvent aussi être cumulées avec l’ARE. C’est le cas de la création d’entreprise ou de l’activité indépendante en micro-entreprise. Les règles sont différentes de celles du salarié : France Travail applique un dispositif spécifique, souvent avec une déduction progressive sur plusieurs mois.

Le portage salarial peut constituer une piste pour les anciens cadres ou formateurs qui veulent reprendre une activité partielle sans créer de structure. Il permet de facturer des missions tout en bénéficiant d’un contrat de travail avec une société de portage. Les revenus sont alors traités comme des salaires pour le calcul de l’ARE.

Les erreurs qui bloquent le versement des allocations

  • Ne pas déclarer l’ARE à la CAF : la prime d’activité tient compte des allocations chômage.
  • Confondre le salaire net et le salaire brut dans les déclarations à France Travail.
  • Ignorer les jours non indemnisés : mieux vaut les connaître pour ne pas attendre un versement qui ne viendra pas.
  • Oublier de signaler une fin de contrat ou une nouvelle embauche dans les délais.

Ces erreurs sont fréquentes, mais elles s’évitent avec une organisation simple : un calendrier d’actualisation, un classeur pour les bulletins de salaire et une simulation faite avant l’embauche.

Tableau récapitulatif : situation, montant, démarche et effet sur les droits

Pour les lecteurs pressés, voici le tableau qui résume l’essentiel du cumul d’un emploi à temps partiel avec l’ARE.

SituationMontant indicatifDémarche cléEffet sur les droits
Reprise d’un contrat à temps partiel de 20 h à 1 000 € brut par moisARE sans activité de 1 200 € – 700 € = 500 € d’ARE. Total : 1 500 €Actualisation avec le nombre d’heures et le salaire brutLes jours non indemnisés restent disponibles
Passage d’un temps plein à 2 000 € brut à un mi-temps à 1 000 € brut1 000 € de salaire + 500 € d’ARE = 1 500 € par moisPrévenir France Travail de la modification de contratLe droit est recalculé en activité réduite
CDD court à temps partiel de 3 moisMême calcul chaque mois selon le salaire perçuDéclarer les dates exactes de début et de finPossibilité de rechargement si les conditions sont remplies
Fin d’un CDD à temps partielRetour éventuel au reliquat de droits si pas de nouveau calcul plus favorableActualiser la fin de contrat et fournir l’attestation employeurLe reliquat reprend ou de nouveaux droits sont ouverts
Activité partielle chez un employeurPas de cumul avec l’ARE, car le contrat n’est pas rompuS’adresser à l’employeur pour l’indemnité d’activité partielleLes droits ARE ne sont pas consommés

Ce tableau ne remplace pas une simulation personnalisée, mais il permet de comprendre à quelle logique vous serez confronté dans la plupart des cas.

Questions fréquentes

Puis-je cumuler un temps partiel et le chômage ?

Oui, si vous avez des droits ARE ouverts, si vous restez inscrit à France Travail et si le total salaire + allocation ne dépasse pas votre ancien salaire brut mensuel de référence.

Quelle part de mon salaire à temps partiel est déduite de l’allocation chômage ?

En règle générale, France Travail déduit 70 % du salaire brut mensuel repris de l’ARE mensuelle qui serait versée sans activité, dans la limite du plafond de cumul.

Est-ce que le cumul chômage et temps partiel fait perdre des droits ?

Non. Les jours travaillés ne sont pas indemnisés, ce qui peut reporter le solde de droits et prolonger la durée d’indemnisation. Une nouvelle activité peut même permettre de recharger de nouveaux droits.

Comment déclarer un temps partiel à France Travail ?

Lors de l’actualisation mensuelle, entre le 28 et le 15, vous devez déclarer le nombre d’heures travaillées et le montant brut du salaire perçu. Conservez vos bulletins de salaire comme justificatifs.

Quelle différence entre activité partielle et temps partiel pour le chômage ?

Le temps partiel correspond à un contrat dont la durée est inférieure à un temps plein. L’activité partielle, aussi appelée chômage partiel, concerne un salarié dont l’employeur réduit l’horaire pour des raisons économiques.

Peut-on toucher le chômage après un contrat à temps partiel ?

Oui, dès lors que vous remplissez les conditions d’affiliation à l’assurance chômage. Les droits sont alors calculés à partir des rémunérations de votre contrat à temps partiel.

Quelles aides existe-t-il quand on travaille à temps partiel ?

En complément de l’ARE partiellement maintenue, vous pouvez vérifier vos droits à la prime d’activité, aux aides au logement et à d’autres prestations sociales selon votre situation familiale et vos revenus.

Le bon réflexe avant de signer votre contrat

Vous voilà face à une décision concrète. La bonne question à se poser n’est pas « est-ce que je vais perdre mon chômage ? », mais plutôt : quel sera mon revenu total le mois prochain ? La réponse dépend de trois facteurs : le salaire brut du temps partiel, l’ARE mensuelle sans activité et le plafond constitué par votre ancien salaire brut mensuel de référence.

  • Le cumul temps partiel et chômage est possible en 2026, à condition de rester inscrit à France Travail et de s’actualiser chaque mois.
  • Le revenu total ne peut pas dépasser l’ancien salaire brut mensuel de référence.
  • Le montant de l’ARE est généralement réduit de 70 % du nouveau salaire brut.
  • Ce cumul peut prolonger la durée des droits et permettre un rechargement après la fin du contrat.

Avant de signer, prenez quinze minutes pour simuler précisément votre revenu global : salaire, ARE restante, prime d’activité et aides au logement. Une fois ces chiffres posés, vous pourrez décider en toute connaissance de cause.

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